Contenu principal
Jouer Rami

Rami 51 : comprendre la règle de l'ouverture à 51 points

Jeu de cartes à jouer vu de près

La règle du rami 51 tient en une idée : un joueur ne peut rien poser sur le tapis tant que ses premières combinaisons ne totalisent pas au moins 51 points. Une fois ouvert, il pose librement, complète les combinaisons de chacun et vise à vider sa main le premier.

Dans la version la plus répandue en France, le rami se joue avec deux jeux et leurs jokers, 13 cartes par joueur et une ouverture à 51 points, parfois avec une tierce franche obligatoire. Il n'existe pas de règle officielle unique : les détails changent d'une tablée à l'autre et s'annoncent avant la première donne.

Le matériel et la distribution au rami 51

Le rami 51 se joue de 2 à 5 joueurs avec deux jeux de 52 cartes et leurs jokers, soit 108 cartes lorsque chaque jeu apporte deux jokers. Les cartes sont mélangées ensemble, puis le donneur distribue 13 cartes à chaque joueur, dans le sens des aiguilles d'une montre. Selon les tablées, le premier joueur en reçoit 14 et commence en se défaussant d'une carte, ou bien tout le monde en reçoit 14.

Le reste du paquet forme le talon, posé face cachée au centre de la table : c'est la pioche. La carte du dessus est retournée à côté, face visible, et lance la défausse. Chacun joue pour soi, sans partenaire. Le nombre de cartes selon les tables est comparé sur la page combien de cartes au rami.

Ce qu'il faut pour ouvrir à 51 points

Le but du jeu est de se débarrasser de toutes ses cartes avant les autres. L'ouverture est la première pose d'un joueur : il étale sur la table des combinaisons valides dont la valeur totale atteint 51 points au minimum. La variante la plus connue en France fixe ce seuil à 51 points ; une autre, le rami 30, l'abaisse à 30. Tant que le seuil d'ouverture n'est pas atteint, les cartes restent en main et le joueur ne peut que piocher une carte puis en défausser une autre.

Deux précisions reviennent sur beaucoup de tables :

  • Les 51 points doivent être réunis en une seule pose : il est impossible de les répartir sur plusieurs tours.
  • Une tierce franche, c'est-à-dire une suite d'au moins trois cartes consécutives de même couleur sans joker, est exigée en plus des 51 points. D'autres tablées l'écartent : le choix se fait avant de jouer.

Autre point à trancher : la valeur d'un joker dans le total d'ouverture. Selon les cercles de joueurs, il prend la valeur de la carte qu'il remplace, ou ne compte pas pour atteindre le seuil. Le joueur qui dépose ses combinaisons sans atteindre 51 doit les reprendre en main.

Les combinaisons autorisées : suites, brelans et carrés

Trois formes de combinaisons existent au rami, et chacune demande au minimum trois cartes.

  • La suite, ou séquence, réunit au moins trois cartes qui se suivent dans la même couleur : 7, 8 et 9 de trèfle, par exemple.
  • Le brelan rassemble trois cartes de même valeur et de couleurs différentes : trois rois, un de pique, un de cœur, un de trèfle.
  • Le carré compte quatre cartes de même valeur, une de chaque couleur.

L'as se place avant le 2 ou après le roi dans une suite, mais jamais des deux côtés à la fois : roi, as, 2 n'est pas une suite valable. Un joker peut remplacer n'importe quelle carte manquante, avec un seul joker par combinaison dans la version la plus courante.

Un exemple de première pose à 51 points

Le calcul de l'ouverture additionne la valeur des cartes posées. Les cartes numérotées valent leur valeur nominale, valet, dame et roi valent 10 points, et l'as vaut 11 dans un brelan ou après le roi, 1 avant le 2.

Combinaison poséeCalculPoints
Tierce franche : 7, 8, 9 de trèfle7 + 8 + 924
Brelan de rois10 + 10 + 1030
Total de l'ouverture24 + 3054

Avec 54 points et une tierce franche, ce joueur peut ouvrir. Avec seulement le brelan de rois, il atteindrait 30 points et devrait patienter, la pioche lui offrant une nouvelle chance à chaque tour.

Le déroulement d'un tour de jeu

Le joueur placé à gauche du donneur commence en général, puis le jeu tourne dans le même sens. Chaque tour de jeu suit le même enchaînement : piocher, poser éventuellement, puis jeter une seule carte sur la défausse.

  1. Le joueur prend la première carte du talon, ou la carte face visible au sommet de la défausse.
  2. S'il peut ouvrir, ou s'il a déjà ouvert, il pose des combinaisons.
  3. Il termine en posant une carte de sa main sur la défausse.

Une fois ouvert, un joueur peut déposer de nouvelles combinaisons sans seuil de points. Il peut aussi ajouter des cartes aux combinaisons déjà étalées, y compris celles de ses adversaires : un quatrième roi sur un brelan, un 10 de trèfle au bout d'une suite. Quand la pioche est vide, la défausse est retournée, sans être mélangée, pour former une nouvelle pioche ; il est utile de suivre les cartes jouées. Pour orienter ces choix de pose et de défausse, la page stratégie au rami détaille les principes de jeu.

Les jokers au rami 51

Le joker est une carte précieuse de la partie : il comble le trou d'une suite ou complète un brelan. Une fois posé, le joker posé garde l'identité de la carte qu'il remplace, jusqu'à la fin de la manche.

Selon les tables, il est possible d'utiliser un joker posé pour une autre combinaison : beaucoup de tables autorisent à le reprendre un joker en le remplaçant par la carte exacte qu'il représente : il faut alors remplacer le joker avec une carte de sa main, puis le rejouer immédiatement dans une combinaison. Cette reprise est parfois interdite dans un brelan et permise dans un carré. Toutes ces nuances sont expliquées sur la page joker au rami.

Comment la manche se termine et comment compter

La fin de la manche survient quand un joueur pose ou défausse sa dernière carte. Au dernier tour, il doit garder une carte à défausser : poser une combinaison de plus peut donc laisser la main vide. La manche prend fin dès que la dernière carte quitte la main. Ce joueur marque zéro. Chacun des autres additionne la valeur des cartes restées en main : les cartes déjà posées ne comptent pas, et le plus petit total cumulé l'emporte, le gagnant étant celui qui totalise le moins de points.

Un joueur resté bloqué sans avoir ouvert subit parfois une pénalité fixée à l'avance : 100 points sur certaines tables. Le joker oublié en main coûte généralement 20 points, davantage ailleurs. Le comptage est détaillé dans compter les points au rami.

Le rami sec : tout poser d'un coup

Le rami sec consiste à poser tout son jeu en un seul tour, sans avoir rien posé auparavant, avec au moins 51 points. Il dispense des conditions habituelles de première pose sur de nombreuses tables, et les adversaires voient souvent le total de leur main doublé. Ce bonus reste une règle de maison : il s'annonce avant de commencer, comme l'objectif de score qui clôt la partie.

D'autres jeux de cartes de la même famille, comme le gin rummy ou le rummy à 500, reprennent l'idée de former des suites et des brelans, mais avec leurs propres règles du jeu.

Questions fréquentes sur la règle du rami 51

Faut-il une tierce franche pour ouvrir au rami 51 ?

Cela dépend de la tablée. Beaucoup de joueurs exigent une tierce franche, suite de trois cartes de même couleur sans joker, en plus des 51 points. D'autres se contentent des 51 points. Il faut en convenir avant la donne.

Peut-on ouvrir en plusieurs fois ?

Non. Les 51 points se réunissent en une seule pose. Tant que le joueur ne les atteint pas, il garde ses cartes et continue de piocher et de défausser.

Combien de cartes reçoit chaque joueur ?

Treize cartes dans la version la plus courante, avec une quatorzième pour le joueur qui commence sur certaines tables. Le reste constitue le talon.

Quelle différence avec les règles de base du rami ?

Le rami 51 ajoute le seuil d'ouverture. Les principes généraux, la pioche, la défausse et les combinaisons, sont présentés dans les règles du rami.

À lire aussi sur Jouer Rami

↑